Pourquoi ces élections ?

Que se passe t-il à Mareil-Marly ? 

 

Le conseil municipal de Mareil-Marly est malmené : de nouvelles élections en septembre.

En 4 ans les élus ont eu affaire à un management défaillant, contraire aux règles les plus simples de la démocratie : opacité et censure, situations potentielles de conflits d’intérêts, mépris des décisions
entérinées, absence de concertation…
Les informations données à la population ont été partielles, voire partiales.
Dans ces quelques lignes, nous, élus de Mareil non démissionnaires, souhaitons vous donner la genèse des événements et leur enchaînement, indispensables à la compréhension.

Voici, les faits les plus marquants…

Révision du Plan Local d’Urbanisme :
du mépris du processus démocratique… aux situations potentielles de conflits d’intérêts

Le 28 janvier 2017, à l’occasion d’une réunion publique d’information et de concertation sur l’élaboration du nouveau PLU, l’équipe municipale présente officiellement aux Mareillois un projet de PADD (Programme d’Aménagement et de Développement Durable) – validé par l’ensemble des élus de la majorité – comprenant un périmètre de plusieurs hectares dédiés à la biodiversité et préservés de l’artificialisation* des sols (conformément aux directives environnementales actuelles et en avance sur le « plan biodiversité » présenté récemment par le gouvernement).

Or, nous découvrons lors des réunions suivantes que ces zones de protection prioritaires ont disparu du PADD sans aucune concertation ni accord, contrairement à ce qui avait été validé entre élus (vote du 19 novembre 2016) et présenté aux Mareillois. En parallèle, nous comprenons qu’une petite poignée d’élus est en contact avec l’ APFIM (Association foncière des propriétaires immobiliers de Mareil) sans en informer le reste du conseil municipal…

Concomitamment, nous découvrons aussi une situation potentielle de conflit d’intérêts parmi les élus pouvant entraîner une nullité du PLU. Devant le refus du maire de prendre toute la mesure de la situation et les décisions qui s’imposent (écarter les élus concernés des discussions et votes « PLU »), tous les élus de l’opposition et cinq élus de la majorité quittent la séance du conseil municipal du 26 juin 2017 consacrée à ce PADD (cf courrier des Yvelines).

Depuis, ces cinq élus de la majorité ont été l’objet de pressions incessantes de la part du maire, ostracisés, écartés de certaines informations ou décisions. Progressivement les rangs des participants aux réunions se sont clairsemés, certains dégoûtés, démotivés, d’autres poussés vers la sortie… Alors que Mareil devait engager des décisions capitales pour son avenir (devenir des sentes et paysages via le PLU, proposition de commune nouvelle, investissements dans l’école ou la crèche…), les décisions étaient prises par une minorité non représentative.

Le budget communal retoqué, un management désavoué

A deux reprises, les 9 et 17 Avril 2018, le budget est rejeté. Comme l’a dit un conseiller municipal, « il s’agit non pas d’un vote politique, mais d’un vote citoyen… ».
L’achat du Prieuré cristallise alors le débat (groupe de travail préparatoire promis et jamais convoqué, projet techniquement non défini et financièrement non délimité, en millions d’euros, et susceptible de compromettre d’autres investissements : école, nouvelle crèche, maison des associations).
Mais ce refus massif du budget est surtout un cri d’alarme d’une majorité de conseillers contre le mode de gouvernance précédemment évoqué…

Le budget communal est alors confié à l’examen de la Chambre régionale des comptes : elle en valide la section de fonctionnement moyennant quelques corrections mais, dans la section des investissements, rejette l’achat du Prieuré, considérant qu’il « n’avait pas fait l’objet d’une autorisation de programme du conseil municipal, et n’était ni urgent ni obligatoire », et donne ainsi raison aux 15 élus qui avaient refusé le budget d’investissement. Fin juin, le préfet confirme ces décisions et la commune récupère toutes ses prérogatives.

Madame le Maire riposte et retire les délégations de 3 adjoints et d’une conseillère déléguée

Le 23 Avril, le maire prive la commune de compétences nécessaires aux actions communales en retirant les délégations de Sophie Garcia, adjointe événements-loisirs-communication, Cécile Jardon, adjointe grands projets, Dominique Lafon, adjoint au social et Maria Wentholt, déléguée aux sports.
Mise aux voix, la destitution de ces élus est refusée par le conseil municipal : les fonctions des adjoints sont maintenues, Madame le Maire est à nouveau désavouée.

Refus de Madame le Maire de démissionner

Mise en minorité et désavouée à plusieurs reprises, Madame le Maire s’ obstine… Bloquant une volonté constructive de la plupart des conseillers municipaux de travailler ensemble, au-delà des étiquettes de listes, au service de l’intérêt général.

Malgré les sollicitations nombreuses et croisées aussi bien amicales que politiques et institutionnelles, le maire, contre l’intérêt de la commune et des Mareillois, refuse de démissionner…

Tentative de médiation : Madame le Maire fixe une condition inacceptable

Lors de la médiation entreprise par le sous-préfet, entre l’ancienne et la nouvelle majorité, le maire tentera même d’imposer, comme « prérequis » au protocole d’accord de sortie de crise, une clause universelle de renonciation à tout recours juridique (actuel ou futur !) à son bénéfice…

Dernier acte d’irresponsabilité et manoeuvre stratégique :
la démission d’1/3 des conseillers municipaux

Le 27 juin dernier, toujours en minorité, Madame le Maire orchestre une démission (sauf la sienne) de ses derniers soutiens faisant ainsi tomber le conseil municipal et entraînant de fait des élections…

Conséquences : Madame le Maire annule le conseil municipal prévu le 2 juillet, bloquant des décisions importantes pour la rentrée scolaire, et se soustrayant de facto à son devoir de réponse aux « questions écrites » de la nouvelle majorité. Les actions communales se figent alors que nous, les 14 élus toujours en poste, avions sollicité de nombreuses délibérations qui auraient pu être traitées.

Rendez-vous aux urnes à la rentrée…

De nouvelles élections municipales auront donc lieu probablement en septembre

Déclaration des  14 élus non démissionnaires du conseil municipal

* Transformation d’un sol à caractère naturel ou agricole par des actions d’aménagement, pouvant entraîner son imperméabilisation totale ou partielle.

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